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PALERME

Vol Nice-Palerme

Au confluent des mondes

Il ne faut pas écouter ce que l’on dit de Palerme. La Mafia ? Elle a fait sienne le précepte : pour vivre heureux, vivons cachés. Le chaos qui règne sur cette ville ? Il est joyeux, pittoresque, dans la droite ligne des grandes villes du Sud de la Méditerranée. Normal : depuis toujours ou presque, la cœur de cette Sicilienne a toujours balancé entre les deux rives de la Grande Bleue. Elle en a même fait une signature avec le style arabo-normand-byzantin, mariage de trois cultures auquel on doit de purs joyaux d’architecture.

Quand on pense à la Sicile, la plus grande des îles méditerranéennes, on évoque volontiers Syracuse, la belle Grecque si bien chantée par Henri Salvador, ou bien encore Catane, cette beauté baroque qui vit en permanence sous la menace de l’Etna. Et l’on oublie alors la plus grande ville de la région : Palerme. A tort ! Car la capitale sicilienne n’est pas qu’une simple cité administrative. Non, elle contribue elle aussi au rayonnement de son île à travers son pittoresque et, plus encore, son formidable patrimoine. Elle doit ce dernier à une histoire aussi longue que mouvementée, une histoire qui nous raconte l’Europe des siècles passés et les cultures qui s’y sont tour à tour entremêlées et déchirées.

Il était une fois…

Pour saisir pleinement l’humeur de cette ville, il faut faire un bond en arrière de mille ans au moins. En ce temps-là, Palerme est orientale. On la nomme al-Madinah Balharm. Deux siècles plus tôt, les Arabes l’ont en effet ravie aux Byzantins. Ils en ont fait une ville florissante, enrichie par le commerce et la culture des agrumes, du papyrus et du coton dans la Conca d’Oro, la “coquille d’or”, la plaine qui ceint Palerme. Cette opulence se voit : plus de 300 mosquées ont fleuri dans toute la cité. Pour autant, les Juifs, Catholiques et Orthodoxes qui y vivent encore nombreux sont libres de pratiquer leurs cultes. L’heure est à la tolérance. Un état d’esprit que les Normands ont la sagesse de maintenir quand, en 1072, au terme de leur conquête de la Sicile, ils s’installent à Palerme. Les artistes et savants qui entourent Roger II de Sicile, le premier des rois normands de Sicile, ne prient pas le même dieu. Une symbiose culturelle unique et, bien plus encore, courageuse, en ces temps de Croisade.

Pourquoi une telle leçon d’histoire. ? Parce qu’elle aide à percevoir et comprendre la beauté singulière de Palerme, celle d’une ville cosmopolite qui a su, pendant des siècles, se réinventer et se développer en s’ouvrant pendant des siècles à ce que ses différentes communautés avaient de meilleur. Reflet spectaculaire de ce métissage : San Giovanni degli Eremiti. Les premières pierres de cette église date de l’époque byzantine. Elles abritèrent longtemps une mosquée. Avec l’avènement des Normands, l’édifice fut reconstruit pour servir la foi catholique. Il n’en conserva pas moins une filiation manifeste avec sa vocation précédente. Il se dégage ainsi de ses fenêtres en arc de cercle brisé et, surtout, des cinq dômes rouges qui le chapeautent un fort et beau parfum d’Orient.

Un écrin pour un joyau

Ce style arabo-normand imprègne fortement deux autres joyaux palermitains : le Palais des Normands et sa Chapelle Palatine. Siège actuelle de l’Assemblée régionale de Sicile, le palais est une ancienne forteresse romaine que les Arabes avaient transformé en Qasr pour servir de résidence aux émirs. Les Normands l’embellirent et l’agrandirent pour y installer la Couronne. Ils élevèrent de nouvelles tours et bastions et aménagèrent la fameuse Palatine. La plus grande merveille de Palerme, pour ne pas dire de toute la Sicile ! On y accède par la cour Maqueda, magnifique patio bordé de colonnes de granit égyptien. Une fois passé les grandes portes normandes qui gardent la chapelle, on est subjugué par la richesse des décors. Son toit est orné de peintures et calligraphies arabes et de muquarnas, ces stalactites de plâtre typique des mosquées. Ses murs sont parés de mosaïques dorées à la façon des Orthodoxes. C’est une féerie qui a fait dire à Maupassant que la Chapelle Palatine, « la plus belle qui soit au monde », est « le plus surprenant bijou religieux rêvé par la pensée humaine et exécuté par des mains d’artiste. »

Une ville au quotidien

Palerme ne vit pas que par et pour son passé, aussi glorieux soit-il. La capitale sicilienne vibre aussi au présent. Un peu trop, lui reprochent certains visiteurs. C’est vrai : le bal des deux-roues, Vespa en tête, est bruyant. Vrai : les façades décrépites et les détritus par terre font négligés. Vrai : les voitures garées sur les trottoirs énervent. Mais tout ceci participe au charme de la ville, une séduction tout à fait… méditerranéenne. Ce pittoresque méridional est partout… Sur les étals couverts de fruits, légumes et poissons du marché de la Vucciria (la Boucherie). Dans les cris des marchands de Ballarò, le plus vieux marché de la ville, quand ils hèlent les passant pour leur vendre tout et n’importe quoi. Dans les arômes des spécialités locales, cette cuisine des pauvres que l’on avalent le plus souvent dans la rue :  le panei c'a meusa, sorte de sandwich à base de poumon de veau et de rate, les stigghiole, des brochettes de tripes, les panelle, des beignets de farine de pois chiche que l’on arrose de jus de citron… Ou bien encore sur les plages palermitaines : Cefalù et se saisons de pêcheurs qui flirtent avec le sable, Isola delle femmine est sa vue imprenable sur l’îlot du même nom, et bien sûr Mondello, une baie paradisiaque digne des Caraïbes, fief estival des Palermitains et de leurs hôtes.


A faire absolument à Palerme et aux alentours :

Palerme

La via Roma : la rue commerçante la plus intéressante de Palerme.

Il Duomo : la magnifique cathédrale palermitaine, un vaste édifice construit dans le pur style arabo-normand. C’est là que Roger II se fit couronner Roi de Sicile. Sa dépouille repose toujours ici, de même que celles de l’Empereur Frédéric II, autre fameux monarque sicilien, et de Sainte-Rosalie, patronne de la ville.

Les Quattro Canti : le carrefour des “quatre chants” séparent la ville en quatre quartiers distincts. Cet ensemble architectural remarquable est le point de départ de balades en calèche.

La Place Pretoria : on y vient pour la Fontaine della Vergogna : la fontaine de la Honte ! Elle a été cédé à la ville par un noble toscan qui la trouvé trop osée avec ses seize statues de nymphes, sirènes ou satyres dans le plus simple appareil.

La Martorana : l’une des plus belles églises de Palerme, un mélange de styles étonnant : du byzantin datant du XIIe siècle et du baroque, issu du XVIe.

Corleone : ancien fief de la mafia sicilienne, le village qui inspira le nom du Parrain de Coppola abrite aujourd’hui un musée sur l’histoire de… la mafia !

Monreale : dans cette ville située à 7 kilomètres de Palerme, on ne manquera pas de visiter la Cathédrale, autre legs fameux du style arabo-normande byzantine


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