1918 à 1929 : Vers la réalisation d'un projet aéroportuaire
:
- 1918 : Essais de services
postaux entre Nice et la Corse
- 1919 : Auguste MAICON passe sous le pont
du Var
- 1925-29 : Décision d'aménagement d'un aéroport
A ses débuts, l'aviation a servi au transport du courrier. Dès
1918 un service postal relie le port de Nice et la Corse par
hydravion, appareil qui semblait alors porteur d'avenir et vers
lequel s'orientaient les recherches de développement.
Cependant cette tentative n'est pas fructueuse et la ligne est
rapidement arrêtée.
A l'aube des années 20, plus que le développement des lignes,
ce sont les " spectacles aériens " qui intéressent davantage
la population.
Le pilote Auguste MAÏCON est là pour faire vibrer les Niçois.
Il avait 18 ans lors du meeting aérien de 1910. Ce fut pour
lui une révélation : un an plus tard il obtient son brevet.
A bord de son biplan il organise des baptêmes de l'air qui lui
permettent d'entretenir son appareil.
Ce jeune homme intrépide est poussé par l'accomplissement d'exploits
:
- il veut faire ce qui n'a encore jamais
été réalisé. Il fut le premier en 1912 à remonter le Paillon
pour atterrir à Contes ; l'année suivante, lors du carnaval,
il survola de nuit le corso.
Mais le souvenir de MAÏCON est surtout associé à ses passages
prodigieux sous le pont du Var. Son appareil de 14 mètres d'envergure
et 4 mètres de haut passait tout juste sous l'arche de 20 mètres
de large et 6 mètres de haut. Il renouvela son exploit à plusieurs
reprises, avec le 24 Août 1919 un reporter à ses côtés.
En
1921 il offre aux Niçois un nouveau divertissement :
-le saut d'un parachutiste devant une
foule de 70.000 spectateurs. MAÏCON a également marqué l'histoire
de la plate-forme niçoise en créant une compagnie aérienne
de transport à la demande.

Même si son caractère difficile l'a empêché de conduire son
entreprise sur le chemin du succès, on lui doit d'avoir suscité
la transformation du terrain de la Californie en véritable aérodrome.
Il s'est éteint dans l'oubli en 1974 à Fréjus.
MAÏCON
avait su entretenir la passion de l'aéronautique, le mythe du
pilote. Aussi Nice a été le théâtre d'une succession de meetings
aériens en 1922, 1930 et 1932, en partie subventionnée par les
représentants locaux :
- le Conseil Général, la Mairie et la
Chambre de Commerce.
Le terrain, environ 15 hectares, était
alors configuré de la façon suivante :
- 750 mètres le long de la mer, 70 mètres
à l'Est, 240 mètres à l'Ouest avec pour bordure la piste d'entraînement
de l'hippodrome, 750 mètres au Nord et une piste en herbe
de 700 mètres.
L'aéro-club
de Nice avait un hangar abritant quelques appareils et assurait,
aidé par la municipalité et le Conseil Général, l'entretien
de l'infrastructure.
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Le terrain d'atterrissage
de la Californie en 1925 |
A l'époque, les aéroports étaient loin de représenter des enjeux
majeurs pour le prospérité d'une région. Aussi Conseil Général,
Mairie et Chambre de Commerce subventionnaient cette activité
tout en étant plus occupés par le développement des autres modes
de transport qui répondaient mieux aux besoins de la population.
Puis
peu à peu le transport aérien s'est imposé : le ministère de
l'Air a lancé des projets aboutissant à la création d'aérodromes.
Ainsi le site niçois a été officiellement reconnu en 1929.
Cette date marque également le début de la gestion des aéroports
par les Chambres de Commerce sous forme de concessions avec
l'application à l'aéroport de Lyon-Bron. 
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